L'Histoire des débuts de Val-Alain

AVANT VAL-ALAIN

"Avant l'arrivée des Français, notre territoire était une vaste forêt vierge très peu parcourue par les Indiens, les cours d'eau étaient difficilement navigables. Je ne pense pas que quelqu'un ait trouvé des traces de leur passage, même si on parle du camp(e) des Indiens.

L'histoire de notre territoire commence donc avec l'histoire de la Seigneurie de Lotbinière. Au début de la colonie, les autorités françaises établirent en Nouvelle-France un régime qui s'apparentait au système féodal européen; "le Régime Seigneurial". Le gouverneur ou l'intendant concédait une étendue assez vaste de terrain à un personnage qu'on nommait le "Seigneur". Celui-ci s'obligeait à recruter des colons et à voir au développement de sa Seigneurie. Il devait concéder des terres à des colons, s'occuper de l'organisation nécessaire à la vie de la localité... En retour, les colons lui payaient une redevance annuelle de quelques sols; on appelait cette redevance annuelle les "cens et rentes", d'où le nom de censitaires qu'on donnait à ces agriculteurs.

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Construction Réjac

Notre territoire a donc été, au début de la colonie, le choix de Louis-René Chartier de Lotbinière.

Les Chartier étaient une famille d'ancienne noblesse française; leur ancêtre, Alain Chartier, avait été anobli par le roi Charles VI en 1382. Un descendant, Clément Chartier acheta dans le Bas-Maine en France une propriété appelée Binière et, à ce mot, on ajouta la syllabe "lot" à cause des poissons de cette espèce qui pullulaient dans les fossés du château. Cette propriété a été érigée en baronnie, ce qui a permis aux Chartier de s'appeler désormais Chartier de Lotbinière.

C'est Louis-Théandre Chartier de Lotbinière qui arriva au pays le premier de la famille, en 1651, avec le gouverneur Lauzon pour occuper une charge importante dans l'administration de la colonie. Il arrivait avec sa femme, sa fille et son fils Louis-René, qui, lui aussi, fut toute sa vie employé dans le gouvernement de la colonie, même, il fut membre du Conseil Souverain. Celui-ci voulant travailler efficacement au développement de la colonie se fit concéder une première partie de la Seigneurie de Lotbinière le 6 novembre 1672, soit de la limite de Ste-Croix jusqu'à une demi-lieue en deçà de la Rivière du Chêne (Leclercville), qui avait 2 1/4 lieues de front sur une profondeur de 2 lieues. Le 1er avril 1685, il obtenait un premier agrandissement à partir de Deschaillons jusqu'à la Rivière du Chêne, soit 3/4 de lieue de front sur une profondeur de 2 lieues. Il restait donc entre ces 2 concessions une demi-lieue concédée à Nicolas Marsolet qu'il acheta le 22 février 1686. Il avait donc à ce moment tout le territoire le long du fleuve, à partir de Deschaillons jusqu'à Ste-Croix, sur 2 lieues de profondeur. C'est le 25 mars 1693 qu'il obtient de prolonger cette concession de 4 lieues de profondeur. La Seigneurie atteignait ainsi une étendue de 3/2 lieues de front sur 6 lieues de profondeur. Elle comprenait tout le territoire occupé aujourd'hui par les paroisses de Lotbinière, St-Édouard, Ste-Emmélie, Joly et Val-Alain. Donc notre histoire commence le 25 mars 1693."

Ref:Marie-Claire Paquin Marcotte Auclair St-Edmond de Val-Alain, 1933-1983 p. 6-7.

Notes historiques sur les origines et le developpement de la paroisse de Val-Alain ( Archive envoyée par Paul-Émile Parent, Boisbriand, Qc) Un article de L'Action Catholique 4 avril 1943

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"Quelques dates importantes du début...

1890 — 3 novembre: Construction du Chemin de fer Lotbinière-Mégantic.
1893 — 1er avril: Autorisation de construire une ligne de chemin de fer St-Léonard de Nicolet à Lévis.

Station d'eau à Val-Alain.
1898 — 1er mars: Mise en service du chemin de fer "Intercolonial" de Halifax-Montréal, "Station Lotbinière" premier nom donné à ce point d'alimentation d'eau.

1898 — Arrivée d'Evangéliste Findlay, garde forestier.

1899 _ Contruction de l'Hermitage résidence du seigneur Henri-Gustave Joly, brûlée en 1932.

1899 — Arrivée de Basile Olivier; chef-cantonnier.

1901 — Construction de la gare de la "Station Lotbinière", brûlée en 1932.

1902 — 1er mars: Premier service postal bénévole, par l'agent Joseph-Cléophas Labrecque,
1902 — Alaindale nom donné à la "Station Lotbinière."
1902 — Alphonse Findiay se construit une maison — brûlée en 1932.
1902 — 16 novembre: Première messe dans le hangar de la gare... et pendant quelques mois la messe y aura lieu.

1902 — Construction de la chapelle — brûlée en 1932.

1903 — 8 septembre: Bénédiction du chemin de croix dans la chapelle de la mission de St-Edmond de la Rivière du Chêne.

1904 — Bénédiction d'une cloche, don de la Cie de Chemin de fer, cloche de locomotive, bénite par l'abbé Bruno Pelletier du Séminaire de Québec.

1909 — Arrivée de la famille Lionel Vidal, de St-Pierre les Becquets — terrain Évangéliste Findlay.

1911 — 7 avril: contrat entre la Cie Finch-Pruyn et le seigneur Edmond-Gustave Joly (25 ans).
1911 — Premier téléphone chez Lionel Vidal.

1913 — L'abbé William-Edouard Humphrey dessert la mission de St-Edmond.

1915 — Premier pont de billes de cèdre sur la Rivière du Chêne au village.

1915 — Première école arrondissement no 8, au village, Mlle Marie-Louise Poulin, aurait été la première institutrice de St-Édouard de Lotbinière.

1916 — Arrivée de la famille Alphonse Bergeron de Daveluyville, maison fournie par la Cie de chemin de fer.

1920 — Arrivée de la famille Joseph Bourgeois, de la Rivière-Henri.

1923 — Arrivée de la famille Joseph Patry de St-Charles de Bellechasse.

1923 — Arrivée de la famille Albert Bouchard de Laurier-Station.

1924 — L'abbé N. Edwin Doyle, desservant de la Mission de St-Edmond de la Rivière du Chêne.

1925 — 1er février: Val-Alain, nom donné par le Ministère des Postes, définitivement.

1926 — Retraite préparatoire à la Confirmation à la Rivière-Henri; six ou huit enfants voyagent en "pompeurs " ou bicycles sur la voie ferrée matin et soir; Mgr Langlois viendra administrer le sacrement.

1926 — Construction du moulin à scie au sud de la voie ferrée — brûlée en 1932.

1928 — Vente de l' Hermitage au Curé Alphonse Guérard, $700.

1928 — Cadastre de la paroisse: arpentage des lots et concessions des premiers lots. (carte p. 46).

1928 — 24 septembre: Premiers arrivants au rang 4: Edmond Hamel surle lot 61 et Roméo Picard sur le lot 62; venaient d'Asbestos.

1929 — 11 novembre: Quatre familles arrivaient par le train du soir: Georges Fournier, Albert Faquin, Jean-Baptiste Charest et James Quinn.

1930 — Construction du chemin du rang 3, le long du chemin de fer.

1930 — Construction d'un beau pont couvert, en bois peint en rouge: au village.

1930 — Création d'un Comité de Colonisation: Lionel Vidal, Joseph Patry, Albert Bouchard et Philémon Parent.

1931 — 24 mai: Profession de foi présidée par l'abbé Edouard Humphrey.

1931 — 18 juillet: Lettres patentes émises des lots 81 rang 3 et lot 80, emplacement no 7 du rang 3, pour fins de culte seulement et école, O.G. (octroi gratuit) 30 506/29 à la Corporation Archiépiscopale Catholique Romaine de Québec pour le bénéfice de la future paroisse de Saint-Edmond de Val-Alain.

1931 — La foudre tombe deux fois sur la chapelle. La deuxième fois, c'est un conducteur de train qui donne l'alerte... heureusement!

1931 — L'abbé Alexandre Léveillé est nommé à la Mission de St-Edmond de Val-Alain.

1931 — Agrandissement de la Chapelle

1931 — L'abbé Léveillé réside dans le logement de la gare.

** 5 mars: Lecture au prône du décret d'érection canonique de la paroisse St-Edmond de Val-Alain."

Ref:Marie-Claire Paquin Marcotte Auclair St-Edmond de Val-Alain, 1933-1983, p. 34-35.

Merci à Marie-Claire pour nous avoir permis ce citer ce livre

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