La municipalité

Une rivière de 97 km de longueur

LA RIVIÈRE DU CHÊNE

« La rivière du Chêne prend sa source près de Sainte-Agathe-de-Lotbinière, dans la plaine du Saint-Laurent. Petite et charmante, elle méandre à travers champs et boisés jusqu’au fleuve Saint-Laurent, au niveau de la petite municipalité de Leclercville. Elle fait partie d’un petit groupe de rivières privilégiées: elle coule en partie dans une des rares seigneuries ayant survécu jusqu’à ce jour; un avantage de poids car les propriétaires de ces dernières ont su conserver un environnement en beauté et sauvage .
Ici, dans le cas de la seigneurie de Joly, c’est le Ministère des Ressources naturelles du Québec qui en est le Seigneur. II y permet la coupe forestière et y a implanté un arboretum. Lorsqu’on descend la rivière du Chêne, on entre sur les terres du Seigneur quelque 100 mètres en aval du pont de l’autoroute 20 et on en ressort un peu en amont du pont qui mène à Saint-Édouard-de-Lotbinière. Il est bon de rappeler que les terres entourant la seigneurie sont privées. Aussi, nous appelons une fois de plus les adeptes à respecter le code d’éthique.

Canotable au printemps seulement, elle est décrite par certains comme une rivière à descendre et non pas à jouer. II est vrai qu’on y rencontre surtout des rapides à vagues et drossages. Par ailleurs, la distance à parcourir est assez grande de sorte qu’il est plus à propos de goûter au plaisir d’une sortie sans effort (ou presque) et de se laisser descendre. Si on voulait allonger le parcours, il serait possible de mettre à l’eau au village de Val-Alain. La portion en amont de ce dernier n’a, à notre connaissance, jamais été explorée »

2019

2020

Dernier survivant d’une série de 7 ponts

LE PONT COUVERT

Au début de la colonie, un seul pont était couvert avant les feux des années 1932-1933; les autres étaient en bois rond de cadre. Par forces majeures, feux de forêts et débâcles dévastatrices, on a dû bâtir sept ponts couverts, et plus encore de ponceaux de toutes sortes, ce qui faisait dire à la municipalité de Ste-Emmelie, la paroisse mère: « Chez vous, on a toujours le pied sur un pont! » Ce qui dérangeait souvent leurs paisibles assemblées et budgets!

LA RIVIÈRE DU CHÊNE

« La rivière du Chêne prend sa source près de Sainte-Agathe-de-Lotbinière, dans la plaine du Saint-Laurent. Petite et charmante, elle méandre à travers champs et boisés jusqu’au fleuve Saint-Laurent, au niveau de la petite municipalité de Leclercville. Elle fait partie d’un petit groupe de rivières privilégiées: elle coule en partie dans une des rares seigneuries ayant survécu jusqu’à ce jour; un avantage de poids car les propriétaires de ces dernières ont su conserver un environnement en beauté et sauvage .
Ici, dans le cas de la seigneurie de Joly, c’est le Ministère des Ressources naturelles du Québec qui en est le Seigneur. II y permet la coupe forestière et y a implanté un arboretum. Lorsqu’on descend la rivière du Chêne, on entre sur les terres du Seigneur quelque 100 mètres en aval du pont de l’autoroute 20 et on en ressort un peu en amont du pont qui mène à Saint-Édouard-de-Lotbinière. Il est bon de rappeler que les terres entourant la seigneurie sont privées. Aussi, nous appelons une fois de plus les adeptes à respecter le code d’éthique.

Canotable au printemps seulement, elle est décrite par certains comme une rivière à descendre et non pas à jouer. II est vrai qu’on y rencontre surtout des rapides à vagues et drossages. Par ailleurs, la distance à parcourir est assez grande, de sorte qu’il est plus à propos de goûter au plaisir d’une sortie sans effort (ou presque) et de se laisser descendre. Si on voulait allonger le parcours, il serait possible de mettre à l’eau au village de Val-Alain. La portion en amont de ce dernier n’a, à notre connaissance, jamais été explorée »

Historique

LA RIVIÈRE DU CHÊNE

« Ce nom remonte au début de la colonie. Il est mentionné dans un document datant de 1638, que Pierre Puiseaux de Montrenault obtenait de la Compagnie de la Nouvelle-France le pouvoir d’établir des moulins et machines dans la Rivière du Chêne. Toutefois, le motif d’attribution n’est pas évident. Bien que la mention « duchesne » a plaidé en faveur de la présence d’un bois de chêne ou d’un chêne remarquable près de l’embouchure de la rivière, les différentes orthographes rencontrées dans les années subséquentes sèment beaucoup de confusion. On retrouve entre autres: rivière Duchesne (1674), R. au Chesne (1695), Grande Rivière à duchesne et Cap à duchesne (1750), Grande Rivière Duchêne et Petite Rivière à Duchène (1764), Grande Rivière du Chêne (1815), Rivière Du Chêne (1914).

De tout cela, la Commission de toponymie a finalement retenu Rivière du Chêne comme nom officiel, favorisant ainsi l’interprétation descriptive, plus plausible que l’explication honorifique ».

*Réf. Guide de parcours canotables du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak

Situé à la limite sud de la seigneurie de Lotbinière

UNE PAGE D’HISTOIRE…

Le territoire de Val-Alain, autrefois appelé « Alandale » se situe sur la limite sud de la seigneurie de Lotbinière. Ce territoire s’ouvre à la population grâce à l’arrivée du chemin de fer Lotbinière-Mégantic en 1890. Le passage du chemin de fer amène la construction d’un réservoir à eau, trois ans plus tard, pour alimenter les locomotives à vapeur et besoin il y a, d’avoir des hommes en permanence pour la station d’eau. Le territoire étant une vaste forêt vierge, il s’est également développé grâce au chantier de bûcherons venant couper le bois l’hiver.

Entre 1890 et le début des années 1900, il y eu beaucoup de développement relié au chemin de fer. Entre autres, l’autorisation de construire une ligne de chemin de fer St-Léonard de Nicolet à Lévis et la mise en service du chemin de fer « Intercolonial » entre Halifax et Montréal. Le nom de « Station Lotbinière » fut donné au point de ravitaillement en eau et quelques années plus tard, soit en 1901, une gare portant le même nom est construite.

Le seigneur de l’époque Henri-Gustave Joly vient souvent visiter les camps de bûcherons et il se fait bâtir une résidence l’Hermitage en 1899.

Vu la population grandissante, une petite chapelle en bois est bâtie en 1902 pour accommoder la population. Le bois est entièrement fourni par le seigneur Edmond Joly. On y voit apparaître la même année le premier service postal. En 1911, la première école est bâtie et l’on y installe le téléphone. En 1925, le Ministère des Postes change le nom d’Alandale à Val-Alain en l’honneur du seigneur Alain Joly de Lotbinière, fils d’Edmond qui ont grandement contribué au développement de ce coin de pays.

La première chapelle bâtie en 1902 et détruite dans l'incendie de 1932. La photo date de 1920.

La première chapelle bâtie en 1902 et détruite dans l’incendie de 1932.
La photo date de 1920.
Photo 3209 – SPHSL

Le secteur est jeune et l’administration civile se fait par la paroisse de Sainte-Emmélie de Lotbinière (aujourd’hui Leclercville). En 1932, il y a préparation pour l’érection canonique de la paroisse de St-Edmond de Val-Alain. Malheureusement, cette année, il y a une terrible sécheresse et un incendie vient détruire le village et plusieurs rangs. La chapelle, le moulin à scie et la résidence l’Hermitage brûlent. Avec courage et détermination, la population reconstruit et il y a érection de la paroisse de St-Edmond de Val-Alain en 1933. Cette même année, soit un an après le premier incendie, toujours lors d’une sécheresse, un deuxième incendie vient détruire 84 maisons et touche plusieurs rangs. Comble de malheur certains habitants quittent la paroisse pour aller s’établir ailleurs. Ceux qui restent reconstruisent avec ardeur. En 1949, un autre incendie fait rage pour la troisième fois, s’attaquant cette fois-ci plus à la forêt et aux récoltes. On raconte que le feu se propageait dans la terre noire et « cuisaient » les légumes en terre.

Le moulin Lacquerre en 1938. Il fut rebâti en 1932 après l'incendie.

Le moulin Lacquerre en 1938.
Il fut rebâti en 1932 après l’incendie.
Photo 1132 – SPHSL

Malgré ces tragédies Val-Alain survit et devient une municipalité en 1950. On peut se rappeler le nombre important de ponts couverts qui y fut bâti, sept au total, dont trois à la suite sur une distance d’un mille qu’on surnommait « les triplés », et qui surplombait la sinueuse rivière du Chène. Aujourd’hui, il subsiste encore un de ces ponts couverts, le pont Caron situé dans le rang 1.

Vue du village

Vue du village
Photo 1053 – SPHSL

 

Texte de Mélanie St-Jean (http://www.sphslotbiniere.org/Municipalites/Val-Alain.aspx)